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| CCE du 9 mars 2010 |
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CCE du 9 mars 2010
Monsieur le directeur,
Le 23 mars 2010, les salariés de tout le pays sont appelés par cinq organisations syndicales, dont l’UNSA, à une journée d’action pouvant donner lieu à des manifestations et des arrêts de travail.
Les thèmes principaux de cette journée d’action interprofessionnelle sont centrés principalement sur l’emploi et les conditions de travail.
Ces deux points sont particulièrement sensibles cette année dans notre entreprise, où 3700 suppressions de postes sont prévues.
Les réductions d’effectifs, ainsi que la mise en place des Espaces Mobilité Emploi, affectent les conditions de travail des cheminots.
L’UNSA-Cheminots se joint à cette journée d’action en y rajoutant le dossier des retraites et celui de l’ouverture des TER à la concurrence.
Sur le dossier des retraites, l’UNSA ne partage pas l’avis de la direction sur le fait que ce sujet ne ressort pas du domaine de compétences de l’entreprise.
La réforme des régimes spéciaux de 2007 l’a démontré, chaque modification a un impact sur les finances de la SNCF.
Si une nouvelle dégradation des retraites apparait, elle entrainera mécaniquement un accroissement des annuités, et donc décalera l’âge de départ, ce qui occasionnera des surcoûts salariaux.
Il est donc de l’intérêt financier de l’entreprise de convaincre les pouvoirs publics de renoncer à modifier une nouvelle fois le régime de retraite des cheminots.
L’UNSA rappelle que la réforme du régime spécial a produit ses premiers effets à partir du 1er juillet 2008, soit il y a moins de deux ans.
La période transitoire de montée en charge ne s’achèvera qu’en 2016.
Il serait particulièrement mal venu de plaquer une nouvelle réforme sur celle déjà en cours, contrairement aux promesses tenues par le gouvernement en décembre 2007.
Il est vrai, comme le disait un ancien Président de la République, que « les promesses n’engagent que ceux qui y croient » mais à la SNCF, nous avons encore l’habitude que la parole donnée soit honorée.
L’UNSA n’aurait pas abordé aujourd’hui l’ouverture à la concurrence des TER si le président PEPY ne s’était pas exprimé sur ce sujet dans le journal « Les Echos » du 25 février.
Les termes employés ont été ressentis comme un dénigrement des salariés de l’entreprise, trop payés, ne travaillant pas assez, et bénéficiant d’un régime spécial scandaleusement avantageux.
Le président PEPY mélange allègrement dans cet article le statut et une hypothétique convention collective.
Le personnel transféré on ne sait sur quels critères, garderait ainsi son statut mais perdrait le bénéfice du RH 0077, comme si l’ouverture concernait une filiale, et non pas une société concurrente.
L’UNSA demande à ce que tous les éclaircissements nécessaires soient donnés le plus rapidement possible, et rappelle son attachement indéfectible au contrat moral de travail passé entre les cheminots et la SNCF.
Nous parlons bien de la SNCF, et non pas d’une branche ou d’une activité quelconque, car c’est bien la SNCF qui nous a embauché et avec qui nous avons contractualisé notre engagement.
Le dernier point de cette déclaration préliminaire concerne le dossier SNCF/IBM.
La DCI de la semaine dernière s’est plutôt mal passée, avec des dirigeants incapables de répondre aux inquiétudes légitimes des cheminots de l’informatique.
Plus les semaines passent, et plus ce dossier devient inquiétant, et justifie le vote négatif que nous avons exprimé au Conseil d’Administration.
En conclusion, monsieur le directeur, il est nécessaire que les dirigeants de la SNCF reprennent le chemin de la négociation et de l’explication, plutôt que de continuer sur la voie de la communication à outrance.








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