CoFass du 23 juin 2011
Cette CoFASS placée avant la période estivale ne pouvait pas échapper, même si le sujet peut paraître léger en cette période de crise économique et financière, à la connotation des vacances.
Tout comme le droit au logement, l'UNSA pose la question suivante : pour quelle raison le droit aux vacances ne serait-il pas justifié ?
Dans la période actuelle l'interrogation a encore plus de sens.
Pour les salariés victimes de la crise, les vacances ne sont plus une priorité. En fait « vacances » rime depuis toujours avec « travail ». Les vacances ça se mérite. Pour y accéder, il se peut qu'on nous propose des chèques vacances, du moins lorsqu'à la SNCF on dépend des périmètres des CE SNCF de Clientèles et de Strasbourg. Ce point soulève d'ailleurs la question de l'équité face aux vacances. Dans une même entreprise, intégrée, ou par activité, les salariés n'ont pas les mêmes droits. Étonnant non ?
La période estivale est également propice à l'achat des cahiers des devoirs de vacances.
Dans le domaine du toujours plus, force est de constater que les devoirs des vacances ne sont plus l'exclusivité des écoliers. Les entreprises, elles aussi, se sont mises à cette nouvelle forme de distraction. Ainsi, bien des personnels partent en congés avec un gros dossier sous les bras et sont invités à rendre une copie de leurs travaux à la rentrée.
Partir en congés, l'esprit serein, sans l'inquiétude du lendemain, est souhaitable à tous les salariés. Les cheminots ont cette chance que bien d'autres salariés ne connaissent pas : la garantie de l'emploi. Mais rien n'empêche que celui-ci puisse évoluer.
Nous voilà au cœur du sujet de cet édito.