La séance plénière de la CoFass du 17 juin revêtait un caractère particulier puisqu’elle se réunissait le lendemain des annonces gouvernementales concernant la réforme des retraites.
Après celle de 1993 et le passage progressif pour les salariés au régime général de la prise en compte des 25 meilleures années pour le calcul de la pension (au lieu des 10) durant une période de 15 ans, la réforme de 2008 concernait les salariés des régimes spéciaux. Pour ce faire, le gouvernement (l’Etat : premier actionnaire de la SNCF) avait pris à partie les salariés du régime général pour fustiger la situation des cheminots ‘’privilégiés’’. La réforme des régimes spéciaux a été très médiatisée et restera un exemple de contre solidarité nationale. Celui de la SNCF était, souvenons-nous-en, décrié de façon très virulente et des inexactitudes de toutes sortes envahissaient tous les supports de communication.
Les crises financières se sont succédées depuis cette date mais rien n’ébranle le bouclier fiscal. L’Europe, face à l’ampleur des désastres financiers et au déficit public de tous les pays de la zone Euro, exige un retour rapide du respect des critères de Maastricht.
La France, est directement concernée pas tous ces tumultes financiers et se doit de se plier à la rigueur budgétaire. Mais la rigueur n’a pas voix au chapitre dans l’hexagone. Comment parler et communiquer autour de la rigueur si les vrais privilégiés du bouclier fiscal ne sont pas invités à la table des sacrifices ?
La réforme des retraites est une nouvelle fois et à tout point de vue, l’exemple type de contre solidarité. Trop de cheminots ne se sentent que peu concernés par cette réforme. Il est exact, que l’avant-projet de loi épargne à court terme les cheminots et qu’aucun changement significatif n’interviendra avant le 1er janvier 2017! Ce raccourci suffit pour sacrifier les générations nées après 1961! Mais qu’en sera t-il demain ? Le spectre de 2012 n’est pas très éloigné !
A propos de la réforme des retraites qu’en est t-il des personnels contractuels ?
Ils seront concernés par la réforme des retraites dès le 1er janvier 2011. L’âge légal de départ à la retraite sera porté progressivement à 62 ans en 2018, à raison de 4 mois par génération.
Le Service de l’Action Sociale emploie environ 40% de personnels contractuels et cette situation est totalement atypique dans l’entreprise. Et, de par la particularité des métiers de l’Action Sociale, la majorité de ces personnels sont des femmes.
Alors que les carrières des femmes actives sont très inégales, faute de donner à la Nation leurs enfants, elles subiront plus tard une double peine. La grande injustice de cette réforme est l’évolution du calcul du minimum de pension. Voilà une disposition qui casse la notion de minimum ! En sera t-il autant pour les rémunérations futures ?
Un désastre à grande échelle est programmé. Pour tous ceux qui sont enfermés dans le mode de consommation actuel il faudra bien travailler beaucoup plus pour survivre.
L’UNSA-Cheminots, au travers de son ‘’groupe de travail contractuel’’ a évoqué cette problématique d’entreprise pas très saine où des personnels de différents statuts se côtoient et travaillent ensemble.
A propos de 2012 ! Ultime odyssée pour les retraites ?
A tous les professionnels de l’Action Sociale, l’UNSA-Cheminots souhaite de bonne vacances.
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