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Accueil Métiers Commercial Nouvel examen de TC Voyageur

L’UNSA-Cheminots reste opposée à la mise en place de formations décomposées en un tronc commun et des modules complémentaires à la prise de poste.

Dans un contexte rendu difficile pour les acteurs de la GPEC de prévoir et couvrir dans les délais les vacances de postes, ce type de dispositif va générer encore plus de difficultés. Ainsi, aux effets de la réforme des retraites avec le manque de lisibilité qu’elle génère quant aux prévisions de départ, ce type de dispositif va retarder la disponibilité des personnels et donc différer la couverture du cadre d’organisation.

De plus, nous sommes légitimement en mesure de supposer qu’il va lourdement peser dans le choix des candidats pour la couverture des différents postes disponibles. Étant donné que certains aspects métier ne seront abordés que dans les modules complémentaires, on est en droit de penser que le choix et la nomination des postulants va être plus orienté par leurs expériences professionnelles acquises que par leur classement sur le tableau d’aptitude.

A travers cette refonte de la formation de TC, nous pouvons craindre des dérives quant à l’application des dispositions de l’article 6.1 du chapitre 6 du statut. A savoir que l’on pourrait tenir compte plus « des aptitudes et des qualités particulières nécessaires à l’emploi à couvrir » que de l’ordre de classement de l’agent sur le tableau d’aptitude pour réaliser les promotions.

 

En « modularisant » la formation de TC, la direction dénature l’architecture même du dispositif d’accès à la qualification E. Nous ne pouvons pas cautionner un dispositif dont les conséquences seraient, à très court terme, génératrices d’inégalités et remettraient en cause les dispositions statutaires en terme de déroulement de carrière.

Les modules des formations complémentaires seront proposés en fonction des expériences professionnelles acquises et des compétences attendues sur le poste. La direction nous demande de donner carte blanche aux établissements qui décideront seuls si tel ou tel module est nécessaire pour la prise de poste. Les coûts de formation et l’indisponibilité des personnels dicteront forcément les choix !

Nous pouvons déjà constater les effets qu’a pu avoir la « modularisation » et la réduction du temps de la formation sur la population d’AMV.

Devant la persistance de la direction,

la délégation UNSA–Cheminots a quitté la séance.

En début d’année, l’Entreprise provoquait un groupe de travail sur la refonte de l’examen de TC Voyageurs. Pour elle, le dispositif de formation TC actuel est fortement orienté management, or la cartographie des emplois ferait apparaître que 43% des postes de Techniciens Commerciaux ne font pas appel à des connaissances managériales.

Pour l’Entreprise, l’objectif de cette refonte est de concevoir un dispositif de formation en deux temps, un tronc commun qui s’adresse, dans un premier temps, à l’ensemble des candidats, sans spécification métier, puis des formations adaptées aux différents emplois existants.

Toujours selon la SNCF, l’essentiel pour les managers étant de relayer les messages stratégiques de l’entreprise auprès des collaborateurs, il lui parait nécessaire de développer auprès de cette cible une solide culture d’entreprise avant même de développer des compétences métiers.

L’UNSA-Cheminots s’est positionnée contre ce projet.

Cette nouvelle refonte vide la formation d’une grande partie de son contenu en « savoirs métiers » et en termes de management. Elle n’est plus habilitante, en ce sens qu’elle ne permet plus, à elle seule, d’accéder à l’ensemble des métiers du grade de TC Voyageurs pour les candidats.

De plus, ces dispositions portent atteinte à l'architecture même de l'examen d'accès à la qualification E. La délégation "Commercial Voyageurs" n'est pas mandatée pour remettre en cause la structure de cet examen dans cette instance.

En mettant en place un dispositif comportant un tronc commun et des modules complémentaires en fonction des compétences attendues sur le poste, la Direction va générer des inégalités dans le cursus et le déroulement de carrière des agents. De plus, on pourrait assister à très court terme, à des dérives statutaires. En effet l’article 6.1 du chapitre 6 du statut prévoit que l’on puisse déroger à l’ordre de classement sur le tableau d’aptitude pour procéder aux nominations des candidats en fonction « des aptitudes et des qualités particulières nécessaires à l’emploi à couvrir ».

Dans le document fourni par l’Entreprise, on peut lire que les modules de formations complémentaires seront proposés en fonction des expériences professionnelles acquises et des compétences attendues sur le poste. Ainsi les établissements décideront seuls si tel ou tel module est nécessaire pour la prise de poste.

Pour l’UNSA-Cheminots, les coûts et les délais d’indisponibilité des agents  pour suivre ces modules vont dicter le choix des candidats pour couvrir les vacances de poste ainsi que la décision des établissements quant à l’inscription aux différentes formations complémentaires. Cette situation est inacceptable. L’accès à une formation complète, habilitante et garante d’équité dans le déroulement de carrière doit rester la norme.

Les modules complémentaires interviennent après réussite à l’examen, à la prise de poste.

Au nombre de trois, ils différent selon les compétences métiers à acquérir…

Les établissements pourront décider de la pertinence pour les candidats de les suivre !

Comparaison entre les dispositifs :

On constate que la formation se retrouve amputée de neuf journées. Le stage « découverte » disparaît et la présence sur le terrain est réduite de treize jours au total. Cette réduction de la formation pratique, utile pour la mise en œuvre et la consolidation des acquis va pénaliser les candidats et contribuer à dévaluer le niveau de cette formation.

Les modules transverses, sont repris par les activités. Pour l’UNSA-Cheminots ils doivent être assurés par le campus RH afin  de garantir d’une harmonisation des examens d’accès à la maîtrise.

Les modules « management » sont réduits de moitié.

La participation des délégués de commission est très limitée. Pour l’UNSA-Cheminots, leur présence à l’ensemble des étapes du dispositif d’accès à la qualification E  et des épreuves de l’examen est indispensable.

En rendant obligatoire la réussite au PR4 pour l’accès à cadre, l’Entreprise a déjà introduit un « nouveau barrage » dans le déroulement de carrière des agents pour l’accès au troisième collège.

En instaurant un dispositif modulaire pour la formation de TC VOY, elle va retarder leur aptitude à tenir les postes et créer des inégalités de traitement dans le cursus des candidats.

Dans un contexte rendu difficile pour les acteurs de la GPEC de prévoir et couvrir dans les délais, les vacances de postes, ce type de dispositif va générer encore plus de difficultés. Ainsi, aux effets de la réforme des retraites et au manque de lisibilité qu’elle génère quant aux prévisions de départ, cette formation modulaire va retarder la disponibilité des personnels et donc différer la couverture du cadre d’organisation.

 
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