Nos gouvernants interviennent régulièrement depuis plusieurs années pour louer les mérites de l’apprentissage. Pour ce faire, ils comparent souvent la situation en Allemagne et en France.
Malheureusement, pour l’UNSA-Cheminots, fondamentalement convaincue de l’utilité de ce formidable outil de formation et d’intégration en entreprise, ces bonnes intentions demeurent au niveau de l’affichage.
Lors des différentes réformes des retraites, nos dirigeants (d'État ou d’entreprise) avaient affiché des mesures spécifiques en direction des ex-apprentis. En 2003 la réforme dite « FILLON » avait intégré des mesures dites longues carrières. Elles concernaient les personnels ayant commencé à travailler entre 14 et 16 ans et donc, du fait de la législation, essentiellement les anciens apprentis.
En 2007, (réforme de retraite des régimes spéciaux) lors des négociations post-conflit en décembre, des mesures avaient été négociées pour les apprentis. Elles concernaient d’une part les ex-apprentis et d’autre part les jeunes apprentis encore sous contrat.
Pour ces derniers, si les mesures prises ne présentent pas de difficultés d’application, elles risquent en revanche de devenir vite marginales dans le temps.
La mort du CFA national entraînera une forte diminution du nombre d’apprentis. Il en est autrement pour les ex-apprentis.
En effet, puisque les mesures s’appliquent dès le premier juillet 2010, les apprentis concernés ont commencé à se renseigner fin 2007 des répercussions sur leur salaire et sur leur retraite des mesures négociées.
Il s’avère malheureusement qu’ils ont été abusés par l'État et par la SNCF, tous les trimestres travaillés effectués au titre de l’apprentissage ou comme élève n’étant pas validés par la Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse.
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