Le code prime 33
Un peu d'histoire pour commencer !
Par le dictionnaire des filières, l'entreprise a attribué un niveau de prime de travail différent aux agents, dont le montant est fixé en fonction du degré de technicité requis dans l'exercice du métier.
Ainsi, historiquement, les agents du Domaine Matériel ont bénéficié de la prime de production la plus élevée, traduite par le code prime 3. Celui-ci bénéficiait également aux agents travaillant dans un établissement de l'Infra, mais possédant un grade Matériel (ELRE, EALE, EIV). Par contre, en étaient exclus les agents travaillant dans une entité des Directions (nationale et régionales), bien que possédant un grade Matériel.
Et maintenant, où en est-on ?
Les 2 années qui viennent de s'écouler ont vu de nombreuses évolutions dans la définition et l'attribution des primes de travail, notamment autour du code prime 3.
Pour faire simple, les travaux respectifs des représentants syndicaux de l'Infra et du Matériel ont abouti :
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à la disparition du code prime 3 (en vigueur au Matériel et à l'Infra),
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à la disparition des codes primes 2 et 5 (en vigueur à l'Infra),
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à l'attribution du code prime 52 à l'ensemble des agents possédant un grade Infra, quelle que soit leur mission, d'un montant équivalent à l'ancien code prime 3 (plus avantageux que les codes prime 2 et 5 préalablement appliqués),
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à l'attribution du code prime 33 aux agents possédant un grade Matériel, travaillant dans un établissement du Domaine Matériel, et ayant une règle d'évolution désormais de la compétence du Directeur du Matériel.
Ce qu'en pense l'UNSA Cheminots ?
Pour l'UNSA-Cheminots, le compte n'y est pas.
En effet, les seuls agents n'ayant pas vu d'évolution de leur prime de travail sont ceux bénéficiant du montant le plus faible, à savoir les agents travaillant dans les entités des Directions (du Matériel et régionales), possédant un grade Matériel, mais maintenus sur le code prime 1.
Cette situation est inéquitable et discriminatoire. Pour exemple : qui pourra démontrer qu'un agent réalisant des études au CIM met en œuvre moins de technicité qu'un rapporteur employé au TI SPDC ? Le premier dispose pourtant d'un code prime moins rémunérateur que le second.
Que dire du dispositif permettant aux agents « reclassés » suite à suppression de leur poste dans un établissement du Matériel (code prime 33), de bénéficier d'un complément salarial, en compensation de la perte induite par le passage au code prime 1 ? Cette mesure prend fin à la première évolution sur la grille salariale, minimisant, voir annulant le bénéfice de la promotion. Car au final, c'est bien le code prime 1 qui est attribué, et un écart salarial correspondant environ à une position de rémunération constaté et répercuté chaque mois jusqu'au 6 derniers mois précédant la retraite, ou le code prime 33 peut être rétabli (pour en conserver le bénéfice sur le calcul de la pension). L'entreprise reconnaît par ce dernier « aménagement » combien l'exercice est artisanal et cynique, en imposant à la CPRP le versement d'un niveau de pension supérieur (ce dont on ne peut se plaindre), tout en ayant refusé elle-même auparavant l'équivalent sur le salaire!
L'UNSA-Cheminots rappelle également que l'Entreprise, soucieuse de maitriser une soit disant dérive de la masse salariale, souhaite mettre un coup de frein au Glissement Vieillesse Technicité (GVT).
Cela se traduit entre autres mesures par la volonté de privilégier les mutations latérales (même grade sur le poste pris que celui laissé), plutôt que de procéder à des promotions en qualification. Cette mobilité, au mieux proposée si ce n'est imposée dans un parcours professionnel, pourra désormais se traduire par une perte de salaire, du seul fait de la perte du bénéfice du code prime 33 en « mutant » d'un établissement vers une entité de la Direction.
Qui peut accepter d'être traité de la sorte ? Comment vont naître motivations et vocations chez des agents dont l'évolution du pouvoir d'achat est déjà en berne, et si les efforts consentis se traduisent par une perte de salaire ?
Pour l'UNSA-Cheminots, la Direction du Matériel doit mettre un terme à cette discrimination. Nous avons déjà interpellé l'entreprise lors d'un Groupe de Travail sur la rémunération, en demandant l'abrogation du référentiel RH0287, et l'application du code prime 33 à l'ensemble des cheminots travaillant pour le Domaine Matériel. A ce jour, cette revendication reste sans réponse.
La délégation UNSA-Cheminots que vous aurez élue le 24 mars prochain n'aura de cesse durant son mandat, d'œuvrer pour la disparition de cette injustice.








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