Lors de cette CPC MT Budget la Direction du Matériel nous a présenté un document où tout va toujours aussi bien dans le meilleur des mondes. Encore une fois, dans ce document sont mis en exergue les qualités et les avantages des différentes réformes. La politique menée par le Domaine Matériel (recherche exacerbée de la productivité et lancement de réformes tous azimuts) depuis maintenant plusieurs années plombent de plus en plus les résultats, notamment la régularité et la Sécurité de l’Exploitation Ferroviaire (SEF). Depuis 1988, la Direction du Matériel a exigé que les établissements réalisent des gains de productivité compris entre 3 et 7%, allant même jusqu’à exiger des gains de 30% sur 3 ans pour les PRM/PRMD. Parallèlement, sur une durée relativement courte, le Domaine a lancé de nombreuses réformes (ligne managériale, PLI, centre excellence, ingénierie, externalisation de la maintenance des I.O., Technicampus), qui ont déstructuré l’organisation et la production. De plus le Matériel comme l’ensemble de l’entreprise, a subi un renouvellement important de personnel. Sous les effets combinés du manque de personnel, de la mauvaise transmission des compétences, de la désorganisation permanente, le Domaine n’a plus respecté ses fondamentaux mais plus particulièrement l’application des règles de maintenance pour faire de l’entretien préventif. d’une règle simple de maintenance: le montage d’écran pare neige). Il s’avère que les incidents d’origine Matériel sont en continuelle augmentation. Les dérives en quelques années sur des véhicules ferroviaires « stabilisés » (pas nouveaux et pas en fi n de vie) sont parfois spectaculaires. Les résultats sont de plus minorés par un taux de rejet (incidents inclassables) des incidents qui n’a jamais été aussi élevé. Mais le plus inquiétant c’est la très forte augmentation des événements critiques (presque accident) qui en 2009 ont fait un bond spectaculaire de 174 à 214 soit + 23%. Les incendies de véhicules ferroviaires augmentent, eux, de 33%. Là, très clairement les incendies qui pourraient créer un drame d’une ampleur considérable, trouvent leur origine dans des défauts et insuffi sances notoires de maintenance (cas d’incendie dans un tunnel avec disjonction et impossibilité de réarmer le disjoncteur, où l’on assisterait à l’asphyxie de plusieurs dizaines voire plusieurs centaines de clients). Cette situation ne saurait perdurer. A trop vouloir jouer avec le feu, on finit toujours par se brûler. L’UNSA Cheminots rappellera à nouveau que la responsabilité pénale des acteurs de la maintenance et notamment de la hiérarchie serait engagée dans le cas d’un accident pour insuffisance ou défaut de maintenance.








