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Accueil Métiers Services Médicaux La Commission Supérieure de la Santé du 15 juin 2010
Index de l'article
La Commission Supérieure de la Santé du 15 juin 2010
Point 1 - RAPPORT DE MEDECINE DE SOINS 2009.
La longue Maladie
Activité 2009 de l'OPSAS
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De mal en pis ...

Le mois de juin est celui des bilans : celui du régime général pour l’année 2009 reflète bien l’état social du pays. La nouvelle dégradation du déficit du régime général est essentiellement due à l’impact de la récession sur les recettes. Le coût du vaccin H1N1 pèse dans les comptes sociaux pour 500 M€.

Le déficit du régime général a peu varié entre 2003 et 2008 (une dizaine de milliards d’euros) mais il a quasiment doublé en 2009. Le bouclier fiscal et sa loi TEPA, ajoutés à la crise financière ont clairement bousculé les équilibres fragiles des comptes sociaux déficitaires.

D’un point de vue comptable, le bilan 2009 du régime général présente une dégradation de plus de 10 Md€ par rapport au résultat enregistré en 2008 pour atteindre un déficit de 20,3 Md€ ! Toutes les branches affichent des déficits importants en 2009. Pourtant des mesures sont prises et force est de reconnaître leur inefficacité. Le forfait hospitalier est passé à 18 € depuis le 01 janvier 2010, et depuis le 1er avril 2010, plus de 200 nouveaux médicaments ont vu leur taux de remboursement chuter de 35 à 15%. Les assurés sociaux (nous tous) participent financièrement, de plus en plus, au redressement financier des comptes sociaux. Le poids des dépenses de santé ne cesse d’augmenter dans le budget des familles et le ratio cotisation/remboursement devient de plus en plus faible. Il pourrait inciter une bonne partie de la population en bonne santé à se poser la question :’’pourquoi cotiser ?’’

La branche maladie de la Sécurité Sociale a besoin d’un traitement ou d’une bonne thérapie. Il en est de même pour sa branche vieillesse. Pour l’heure, le gouvernement a fait le choix sous la forte pression de l’Union Européenne de réformer son système de retraite. Les engagements de la France de ramener le déficit public à 3% en 2013 impliquent d’économiser environ 45 milliards d’euros en trois ans.

Cette CSS s’inscrivait donc dans un contexte particulier puisque le gouvernement annonçait le soir même aux syndicats les nouvelles perspectives des retraites. Chacun a pu mesurer le juste (?) effort demandé aux citoyens pour réduire l’abyssal déficit du régime de retraite par répartition. Pour se justifier, le gouvernement multiplie la communication dans tous les supports populaires et dépense des millions d’Euros économisés sur le dos des assurés sociaux.

Après la réforme des retraites, et selon son ampleur, il faudra s’attendre à une prochaine réforme de la protection sociale. La Sécurité Sociale est malade. La volonté politique de la guérir ne semble pas être une priorité. Son évolution passerait-elle par une réforme structurelle au détriment de la santé des assurés sociaux ?

 

L’entreprise n’est pas épargnée par la crise ni par les attaques quasi-hebdomadaire relayées dans la presse concernant son fonctionnement ou sacralisant l’ouverture à la concurrence ferroviaire. Les grandes mutations de l’entreprise (celle du fret ferroviaire) créent un climat morose et sont sources d’inquiétudes, de stress et de découragement. Ces facteurs aggravent l’état de santé des cheminots entraînés malgré eux dans le tourbillon des déstructurations en chaîne. Le coût indirect de cette situation ne peut être chiffré mais il est réel et pèsera plus tard, très lourdement sur les comptes sociaux.

 

L’UNSA-Cheminots souhaite à tous les personnels des services médicaux de très bonnes vacances !



 
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