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Accueil Métiers Services Médicaux Médecine aux petits soins des cheminots !

 

Commission supérieur de la Santé du 9 juin 2011


Une bonne santé est un état stationnaire qui ne présage rien de bon et personne n’est à l’abri d’un potentiel pépin de santé plus ou moins grave. Le seul et unique but de ce propos est de faire comprendre aux lecteurs non-initiés où peu aguerris, le sujet et l’instance évoqué ci-dessous, mais également l’importance, sous-estimée et sous-utilisée du réseau de la médecine de soins de l’entreprise SNCF.

L’UNSA-Cheminots se plaît de rappeler autant que possible cet atout de notre régime spécial qui fait partie intégrante du statut des relations collectives entre la SNCF et son personnel.

Le chapitre 12 du Statut précise à l’article 2 que ‘’ l’agent du cadre permanent atteint d’une maladie d’origine non professionnelle ou blessé en service’’ à droit :

aux soins gratuits qui lui sont dispensés par les médecins et auxiliaires médicaux désignés par la SNCF.

Le RH 0697 donne des précisions complémentaires sur la portée de cette spécificité de notre régime. Par médecine de soins, il convient d’entendre :

les soins et prescriptions offerts gratuitement aux agents en médecine générale et en médecine de spécialité dans les cabinets médicaux de la SNCF,

les soins et prescriptions offerts gratuitement aux agents en médecine générale et en médecine de spécialité par les médecins SNCF de proximité, dans leur cabinet médical personnel ou au domicile des agents,

les soins d'auxiliaires médicaux offerts gratuitement aux agents dans les installations médicales de la SNCF,

la participation du Service médical à des actions de prévention en santé publique en faveur des agents.

La commission Supérieure de la Santé créée en 2001 examine les orientations et le fonctionnement de la médecine de soins au sein du Service médical de la SNCF.

 

Cette instance se réunit deux fois l’an. A l’occasion de la première réunion annuelle, est porté à l’ordre du jour le bilan annuel de l’année précédente. Et ceci fut le cas lors de cette 23ème réunion de la CSS du 09 juin 2011.

Vous trouverez dans cette publication de nombreux tableaux et commentaires qui décrivent la situation médicale des cheminots lors de l’exercice 2010 ainsi que l’état des lieux du réseau médical de la SNCF.

Un constat est hélas constant ! Les cheminots n’ont plus le réflexe de consulter les médecins SNCF du réseau de soins qui offre bien des avantages et certains privilèges mal compris. Qu’il s’agisse des consultations en médecine de soins où des médecins spécialistes dans les cabinets médicaux, et même auprès des médecins agréés, la tendance est à la baisse.

Les nombreuses fermetures des cabinets médicaux (157 cabinets médicaux en 2007 pour 127 en 2010) sont en parties responsables de cette désaffection.

Certaines installations n’offrent plus les plages horaires qui naguère étaient plus larges et mieux positionnées pour répondre aux besoins des cheminots.

L’offre de la médecine spécialisée est également dirigée à la baisse et certaine spécialité ont complètement disparues au fil des ans.

L’UNSA-Cheminots invite les cheminots à se réapproprier en fonction des possibilités de chaque personnel l’offre de soins du réseau médical. Il en va de sa survie. Collectivement nous pouvons éviter qu’un jour, une quelconque autorité ne pointe que l’attachement des derniers utilisateurs cheminots à cette spécificité du régime est insignifiante pour le préserver.

L’UNSA-Cheminots vous souhaite de bonnes vacances.

Et au retour, en cas de bobos, n’oubliez-pas de consulter votre médecin agréé au cabinet médical SNCF ou dans son cabinet privé.

 

Declaration UNSA-Cheminots


L’heure de l’analyse des bilans annuels est accompagnée par les reprévisions qui donnent un éclairage ponctuel sur les évolutions économiques dans bien des domaines économiques du pays. Les dépenses publiques sont au cœur des préoccupations et des débats, et la rigueur est imposée continuellement année après année.

La protection sociale n’échappe pas à cette règle et après le bilan catastrophique de la sécurité sociale en 2010 et ses 23 G€ de déficit, les dernières projections concernant l’évolution du déficit de l’année 2011 ramènent le résultat attendu à un peu moins de 20 G€ ! Le « trou » de la branche maladie, celle qui représente toujours la moitié du déficit du régime général, serait moindre de moins de 2,3 G€.

De réforme en réforme, de lois de financement en lois de financement, c’est tout le système qui semble chercher un nouveau souffle. Et quid du principe d’égalité d’accès aux soins ? Ce dernier, au fondement de la Sécurité Sociale en 1945, est devenu à bien des égards, un vœu pieux. Médicaments déremboursés, forfaits à la charge des assurés en hausse continue, déserts médicaux, spécialistes aux tarifs prohibitifs : près de 1 français sur 4 a déjà dû renoncer à des soins adaptés pour des questions de budget.

Entre la hausse des consultations, la baisse des remboursements et les nouvelles dépenses pour tous (ex : la chambre individuelle à l’APHP coute 40€ par nuit), le compte est vite fait.

Quant aux mutuelles, elles sont toujours plus chères : la prime annuelle moyenne est passée de 380€ à plus de 600€. Et comment font les patients qui n’en n’ont pas ? Ils limitent de façon drastique tout passage chez un médecin libéral ou débarquent aux urgences quand leur état s’aggrave.

Conséquence de cette situation, chaque année plus de 15 millions de français fréquentent les services d’urgences des hôpitaux. C’est 2 fois plus que dans les années 1990. Ouverts jours et nuits, les hôpitaux assurent la présence que l’on ne retrouve plus dans le réseau des cabinets médicaux de ville et y offrent une médecine publique financièrement plus accessible. En revanche, le recrutement du personnel, qui n’a pas augmenté en proportion, engendre du retard de prise en charge, une attente interminable pour les patients et des situations d’épuisement professionnel chez un personnel débordé en permanence.

Cette situation générale démontre l’importance de la préservation de notre réseau de soins SNCF. Ce dernier, et nous n’avons de cesse de le répéter, apporte une réelle plus value quant à la protection sociale des cheminots. Mais force est de constater que le réseau SNCF s’étiole, s’effiloche petit à petit, au fil de l’eau comme aime à le dire l’entreprise.

Les cabinets médicaux ferment les uns après les autres (moins 5 cette année ce qui nous amène à moins 18 sur 2 ans). Un transfert de charge des médecins de soins des petits cabinets médicaux vers les grands centres régionaux pénalise les cheminots loin de ces centres. La réduction du nombre de spécialistes et du nombre d’heures consacrées aux différentes spécialités, sont elles aussi en contraction.

Les années se succèdent et se ressemblent ; nous aurions pu faire simple un copié collé de nos observations des années passées. Cela démontre que le cap que s’est fixé l’entreprise est bien maintenu. Il relève d’une logique comptable et les échanges et alertes des partenaires sociaux n’y changent rien !

L’entreprise, sur ce sujet comme sur tant d’autres, n’en prendra conscience que lorsque cela sera trop tard.

Concernant les indicateurs des agents bénéficiaires de la médecine de soins, l’UNSA constate :

Une augmentation de la population des plus de 55 ans qui démontre l’urgence du déploiement d’un plan sénior dépassant l’idée du simple concept ; le médical doit être au centre du dispositif, et des moyens spécifiques doivent être mis en place pour la prise en charge de cette population. (ex : maintien de la spécialité urologie pour la détection précoce des cancers masculins).

  • Augmentation conséquente du nombre d’agents concernés par la longue maladie (entre 2008 et 2010, plus 200 sur 2 ans !) Est-ce la conséquence du mal être au travail et des réorganisations successives ou plutôt la conséquence d’un vieillissement des agents ou la résultante de la diminution importante des réformes ?

  • Notons que le chiffre des réformes, après une chute notable en 2009, est à nouveau à la hausse. Les agents majoritairement concernés (à l’infra et matériel) sont de ceux qui ont un métier pénible.

 

Concernant les éléments de l’activité du service médical, deux réflexions s’imposent :

  • La mise en place du médecin référent a incité l’agent à se tourner vers un médecin privé sachant qu’il est possible mais de plus en plus difficile de consulter un médecin dans les cabinets médicaux SNCF (diminution et complexité des plages horaires, réduction des personnels entrainant des fermetures inopinées des CM, indisponibilisation des agents pour aller en consultation…)

  • Ce libre choix induit inévitablement une augmentation sensible du nombre de consultations de médecins spécialistes en libre choix.

 

Concernant les actualités 2010 :

  • L’UNSA-Cheminots s’interroge sur les moyens attribués aux cabinets médicaux pour optimiser l’action de prévention «plus saine la vie». En outre l’UNSA tient à souligner qu’elle a fait des propositions innovantes dans ce domaine afin d’accroître la prise en charge des agents volontaires en surcharge pondérale au travers de prestations spécifiques non pérennes. Nous considérons dommageable la fin de non recevoir de l’Entreprise quant à nos propositions.

  • L’UNSA-Cheminots constate qu’il est plus qu’urgent de mettre en œuvre une politique de prévention active et efficace du risque alcool et autres toxicomanies.

  • Dans le cadre du plan Stress, L’UNSA-Cheminots vous rappelle qu’il a été acté par le Président l’utilisation de toutes les ressources disponibles dans les médicaux pour lutter contre ce fléau. Qu’en est-il de l’action de sensibilisation sur le sujet (dialogue Stress) ? Aujourd’hui devant l’impossibilité des cabinets médicaux de prendre en compte cette problématique (manque de personnel, manque de formation, de moyens, de temps, d’organisation...), et du positionnement spécifique du Comité Médical National notamment envers la sophrologie, certaines régions, certains CE, et certains CHSCT mettent en œuvre ce que les médecins réfutent.

Et pour finir l’UNSA-Cheminots est inquiète sur le devenir des laboratoires d’analyses médicales. Pourraient éventuellement tirer leur épingle du jeu, ceux ayant un centre d’aptitude à proximité. Mais pour combien de temps ? Les personnels en ont une conscience aigue et certains sont déjà en recherche de reconversion.

 

 

Le rapport de médecine de soins de l’année 2010:

Ce document permet d’évaluer la consistance du réseau et l’activité de la médecine de soins. Mais le rapport 2010 va plus loin et intègre des éléments de la médecine d’aptitude au travers des données concernant les examens complémentaires de médecine du travail des 5 laboratoires d’analyses médicales.

Lors des années précédentes ce rapport faisait systématiquement l’objet de critiques de l’UNSA suite au contenu peu fiable et truffé d’erreurs. Pour l’exercice 2010, l’UNSA fait le constat que sa qualité va en s’améliorant. Il subsiste néanmoins quelques bizarreries dans les chiffres, et dans l’état, il ne serait pas judicieux de le diffuser.

Vous trouverez ci-dessous plusieurs items accompagnés de tableaux puisés dans le rapport 2010.



Le réseau de soins de l’Entreprise :

 

Il ne cesse de rapetisser au fil des ans. Les réorganisations de l’entreprise pèsent sur la constitution du réseau. Ci et là, on adapte ce réseau aux nouvelles organisations par le biais de transfert de charges et de fermetures de cabinets médicaux. Rarement il est fait état d’une création !

Par rapport à l’année 2009, le réseau se réduit de 5 cabinets médicaux supplémentaires suite aux fermetures d’Annecy, St Germain des Fossés, Lyon Brotteaux, Lyon Mouche, Rungis.

Sur les 169 médecins de soins, 110 médecins généralistes exercent en cabinets SNCF et en cabinets privés et 59 médecins SNCF exclusivement.

Au énième questionnement des représentants du personnel concernant la demande d’ouverture des cabinets médicaux aux contractuels la direction répond que la direction de la sécurité sociale n’a jamais répondu au courrier de l’entreprise à ce sujet. L’entreprise semblait l’année dernière encore très confiante à ce propos mais admet que désormais cette question n’a plus de chance d’aboutir.

Pour l’UNSA-Cheminots il semble clair qu’il n’y a aucune volonté politique d’aboutir sur ce dossier. La politique c’est comme la couleur. Quand elle ne plaît plus il faut la changer.

 


Évolution de l’activité de médecine de soins :

Comme indiqué dans l’édito il y a péril en la demeure. Les cheminots se doivent de retrouver le chemin du réseau médical de la SNCF. La baisse observée depuis des années se confirme allègrement en 2010. Les cheminots sont en train de scier eux-mêmes la branche de leur avantage de leur régime spécial. Les successives réformes des retraites ont porté un rude coup au régime spécial de retraite des cheminots.

Il convient à chacun d’entre-nous de privilégier la médecine offerte dans les cabinets médicaux.

 

 

Mise en place des médecins agréés :


Concernant la mise en place des médecins agréés, la Direction avoue qu'elle a d'autres priorités en ce moment telles les études autour de la médecine du travail et de l'aptitude. Elle rencontre également des difficultés dans le recrutement des médecins et, de plus, elle n'est pas toujours informée des départs en retraite des médecins.

Pourl'UNSA-Cheminots, pas de doute, c'est bien une question de priorité !

Surcette question l'UNSA-Cheminots constate que l'objectif de la direction dediminuer les nombreux agents hors résidence médicale ne se réalisepas. Cette ambition était un élément moteur de la direction quisouhaitait réduire le nombre de 20 000 agents hors résidencemédicale constaté en 2005. Ce chantier avait bien progressé pourpasser à 11 726 en 2007. En 2010, ce sont 14 641 cheminots qui seretrouvent à nouveau hors résidence médicale. Il a fallu arracherquelques mots de la direction par rapport à cette constanteprogression qui favorise l'indicateur de consultation des médecinsgénéralistes au titre du libre choix.

 

Les médecins spécialistes :

 

Les heures de consultations mensuelles des médecins spécialistes continuent de baisser année après année.

Certes la pénurie de ces médecins spécialisés est réelle et à l'avenir le phénomène de non remplacement sera encore plus crucial.

De plus, il faut ajouter la réflexion de la direction engagée en 2005 qui classait en 4 catégories les activités de médecine spécialisée:

-Indispensable (ophtalmologie, cardiologie, ORL, psychiatrie)

-Très utiles (pneumologie, gynécologie, dermatologie,endocrinologie, gastro-entérologie, rhumatologie )

-Les autres spécialistes n'ont plus lieu d'être maintenues oùne sont plus à implanter.

L'analyse de la situation est quelque peu faussée par les missions des médecins spécialistes assurant leur spécialité pour le compte de la médecine d'aptitude. Il en est ainsi pour l'ophtalmologie. Sur la région de Paris Sud-Est la spécialité a progressé de prèsde 44 h entre 2009 et 2010.

Pour l'UNSA-Cheminots il est évident que cette seule donnée fausse le caractèrede l'activité en médecine de soins des médecins spécialistes. La baisse totale de 167 heures est en soi déjà très importante. Un affinage des éléments comparables donnerait un bilan bien plus dégradé de l'activité.

L'UNSA-Cheminots a revendiqué l'accroissement des heures de la spécialitéophtalmologie pour la région de Strasbourg. En effet, cette région affiche le plus grand délai d'attente pour l'obtention d'unrendez-vous chez un médecin de cette spécialité. La direction va voir la chose. Voyons !


 

Arrêts de travail :

Le nombre de journées d'absence pour maladie ne cesse de progresser année après année alors que l'effectif global des agents du CP est à la baisse de plus 3500. Moins d'effectif et plus de journées d'absence pour maladie. Ce sont essentiellement les durées d'absences de 3 à 6 mois et supérieures à 6 mois qui péjorentle résultat. Cet état des lieux est directement lié à l'évolution de la mise à la réforme.

L'état de santé des cheminots se détériore. En fait, il a toujours étéde même nature. Sauf que la SNCF ne se privait guère de proposer à la réforme, des agents dont l'état de santé même parfois ponctuellement difficile ne permettait pas le maintien dans l'emploi.Tant que la gestion du régime de prévoyance et de retraite étaient adossés et intégrés à la SNCF, l'entreprise ne se gênait pas d'écarter du monde du travail des agents victime d'un accidentde la vie, d'une maladie jugée parfois hâtivement incurable ...Depuis la création de la CPRP, la donne a changé. Des 600 réformes annuelles, le niveau annuel est tombé en moyenne entre 150 et 200 maximum.

Le système est passé d'un excès à l'autre. L'entreprise setrouve confrontée à une nouvelle difficulté. Reclasser des agents dans des postes qui permettent un retour progressif à une nouvellevie professionnelle. L'équation entre reclassement et possibilité de l'agent, n'est pas si simple à résoudre. Ni pourl'entreprise, ni pour les agents concernés.

Cette situation amène l'UNSA-Cheminots à dire qu'en fin de compte et malgré leprocessus médical à l'embauche, les cheminots ne sont pas plus immunisés contre la maladie que le reste de la population. Et ceci nous renvoie directement à l'édito de cette info-syndicale qui rappelle une criante vérité. Le bilan médical positif d'unindividu à un moment donné de sa vie n'est pas un laisser passer absous de risque durant son parcours professionnel. La vie passe par là et parfois elle peut se révéler cruelle.

Si la sélection médicale à l'embauche a du sens elle perd de sa pertinence dès lors qu'elle n'est pas suivie par de continuelle sactions de prévention.

 

Réforme:

Le nombre de mise à la réforme est plus important en 2010 qu'en2009. Ceci s'explique en partie par le fonctionnement de la commission de réforme qui a tardé à se mettre en place suite aux élections professionnelles de mars 2009. Ce sont 6 agents de la tranche d'âge entre 30 et 39 ans, 45 agents entre 40 et 49 ans et enfin 159 agents de plus de 50 ans qui ont été réformés en 2010.

La nouvelle procédure de mise à la réforme échappe à l'autoritéde la SNCF. Elle ne peut plus se débarrasser aussi facilement des agents et ces derniers ne peuvent plus non plus quitter l'entreprise comme ils le souhaitent. L'autonomie de la CPRP et la lourde addition de la réforme des retraites entrée en vigueur le 1er juillet 2008 ont modifié la donne.

Sur l'ensemble des dossiers présenté en commission de réforme le directeur de la CPRP a formulé 3 oppositions.

Il restait 98 dossiers en attente au 31 décembre 2010.

La situation ne s'améliorera pas lors des prochaines années au vu de l'augmentation des absences pour maladie de longue durée !.

 

Longue Maladie :

 

Le nombre d'agents en situation de longue maladie est en augmentation.Le Dr. Lebois explique que le système d'information de la CPRP ne permet pas d'identifier les principales causes de ces longues maladies.

Pour M. Gayraud l'explication est simple et mécanique. La baisse dunombre de réforme entraîne la hausse des longues maladies.

Pour l'UNSA-Cheminots l'augmentation du nombre de jours d'arrêts de travail par agents est bien le reflet d'une dégradation de la santé des cheminots.

Cette situation engendrée par la réforme des retraites pose aussi leproblème de la santé des plus de 55 ans. Pour l'UNSA-Cheminots ily a urgence à mettre en place une véritable politique de prévention et de soins envers cette population.

Au jour d'aujourd'hui, la direction n'a pas détecté de signes de pathologies liées à l'âge, et lorsqu'elle détectera ces signes elle adoptera les moyens nécessaires à l'adaptation du réseau de soins. Inch Allah !


Service limité :

L'Entreprise préfère le curatif au préventif ; aucune volonté de politique de prévention. De plus s'il faut adopter le moment voulu les moyens nécessaires, il y a fort à parier que notre réseau de soins ne sera plus en capacité d'y répondre !


Plus Saine la Vie :

L'action de santé publique «plus saine la vie» a démarré en Bretagne en février et doit se déployer à compter de l'automne prochain. Le démarrage est plutôt bon. L'adhésion au programme a été sous estimée puisqu' actuellement l'adhésion représente environ12%. Au départ 4% de volontaire étaient ciblés.

La problématique posée aujourd'hui est celle du délai de réponses aux cheminots. La direction va inciter les agents à utiliser de plus en plus le réseau PSM (système téléphonique d'écoute).

La direction évoque la bonne implication du personnel paramédical et médical qui toutefois s'inquiète de l'augmentation de la chargede travail.

L'UNSA-Cheminots dénonce que la seule réponse aux attentes des cheminots soit l'utilisation du réseau PSM. En réponse au surpoids la relation humaine entre le patient et le soignant est primordiale et indispensable.

Encore une fois il faut faire, mais sans les moyens !


Prévention Alcool :

L'UNSA-Cheminots a dénoncé la non volonté des établissements à donner les moyens aux GPRAT pour faire de la prévention. De plus ces groupes ont été dévoyés de leur rôle premier de prévention car les établissements leur imposent trop souvent de faire des contrôles par éthylotest,ce qui n'est absolument pas dans leurs prérogatives.


Consultation DOST :

Le professeur CAPRON estime qu'elles sont sous utilisés. A cela il voit deux raisons :

soit les agents ne sont pas en souffrance

soit les médecins ne les envoient pas en consultation.

Pour lui les agents ont besoin de ces consultations. Il faut donc inciterles médecins du travail à leur envoyer les agents.


 
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