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Accueil Métiers SUGE Sureté Ferroviaire SUGE : La Direction à l'écoute de l'UNSA

Audience du 14 septembre 2011

Le mardi 14 septembre 2011, le Directeur délégué Suge, adjoint au Directeur de la Sûreté recevait en audience une délégation de l’UNSA-Cheminots pour évoquer divers sujets d’actualité relatifs au service de la surveillance générale.

Cette demande d’audience faisait suite à un groupe de travail national UNSA-Cheminots spécifique SUGE où bon nombre de questions ont été posées par l’ensemble des participants.

Les divers points abordés ci-dessous ont été portés avec détermination par la délégation qui souhaitait avoir des réponses claires.

La direction a été à notre écoute et a fait preuve d’ouverture en adhérant à certaines de nos propositions.

L’UNSA-Cheminots s’est engagée auprès des agents de la surveillance générale à porter leurs préoccupations et leurs revendications. Elle compte faire valoir sa position dans l’échiquier syndical pour, aujourd’hui comme demain, défendre leurs intérêts afin de leur garantir un avenir serein.

Le gilet pare-balle

Notre organisation syndicale a réaffirmé sa volonté de voir tous les agents de la SUGE dotés d’un gilet pare-balle. Pourquoi cette demande ? Le personnel de la SUGE est armé. De ce fait, l’entreprise se doit de garantir au maximum la sécurité de son personnel et la position de l’UNSA-Cheminots est claire sur le sujet.

 

L’élément le plus approprié est le gilet pare- balle. Au même titre que les agents exerçant leurs fonctions en Ile-de-France, l’ensemble des agents, y compris ceux de province, doivent bénéficier de la même garantie physique. Pour ce faire, nous avons proposé au directeur de la SUGE un gilet pare-balle utilisé par la police municipale de Nice qui pourrait convenir tant en période d’été, qu’en période hivernale. Ce gilet pourrait également remplacer l’actuel gilet pare-balle dont les caractéristiques sont désuètes (pénibilité, conduite de véhicule) et non adapté au personnel féminin, lequel personnel doit aujourd’hui utiliser les gilets pare-balle homme. A la demande du directeur de la Suge, le gilet pare-balle proposé est présenté le vendredi 16 septembre lors du groupe de travail spécifique «tenue, conditions de travail» où sont présentes les OS (Organisations Syndicales) représentatives. La Direction, après démonstration du produit, accepte de mettre en test à Lille et à Marseille cinq gilets pare-balle.

Le PDVI (Plan De Veille Infomatisé)

L'UNSA-Cheminots rappelle son attachement au PDVI. Celui-ci doit permettre à chaque agent de la SUGE de pouvoir exercer son métier avec toute la connaissance règlementaire nécessaire. Elle incite sur les points suivants : le PDVI n’est pas un examen ni un constat ni un CAF (Certificat Aptitude à la Fonction). Il ne doit pas être le support à règlement de compte entre le hiérarchique et l’agent. Il doit s’effectuer dans les meilleures conditions et dans un laps de temps dédié à l’exercice. L’agent doit être avisé en temps voulu de la date de passage de son PDVI. Il doit pouvoir réviser en toute quiétude. L’agent doit pouvoir disposer des questions et des réponses pour se préparer en amont. Ce dernier point faisant débat, l'UNSA-Cheminots propose à la direction de fournir un document national type questions/réponses. Le directeur délégué propose d’intégrer certaines révisions lors des séances de TIS (Techniques d'Intervention Suge) afin de mieux former les agents et de l’intégrer dans un cahier des charges. En tout état de cause, l’agent SUGE doit bénéficier d’un accompagnement personnalisé pour que son PDVI se déroule au mieux avec son hiérarchique.

Le MIP (Moniteur Intervention Professionnelle)

Cette formation approuvée par certain, décriée par d’autre à permis à notre organisation syndicale de faire le point et de donner à la Direction notre position sur le sujet.

La formation MIP est une formation militaire délivrée par la gendarmerie dans le cadre d’une convention entre la SNCF et la gendarmerie. Elle s’adresse en priorité aux gendarmes. Certains agents de la SUGE instructeurs TIS volontaires y participent. Cette formation bien que très performante, ne nous apparait pas judicieuse pour certains collègues instructeurs TIS qui la jugent brutale voire dangereuse et inadaptée en ce qui concerne certains items (démontage remontage d’armes). Aussi, nous avons demandé à la direction de trouver une formation Police de nature à convenir aux attentes des nos collègues instructeurs. Le directeur de la SUGE nous informe qu’une formation dite « AAPP » serait en expérimentation. La délégation UNSA-Cheminots sera informée de ce dossier et veillera à sa pertinence.

Notre délégation aborde le sujet de la validation (VAE (Validation Acquis Enseignement) – VAP(Validation Acquis Professionnel)) de la formation MIP ou éventuellement future AAPP dans le cadre de l’examen de CSUV(Chef de la surveillance générale). Elle préconise à la Direction de permettre de valider le PR2 sans toutefois affranchir le candidat des PR1 et PR3 ; cela serait injuste aux regards des autres agents SUGE qui doivent, dans tous les cas de figure, passer les PR1 et PR3.

TIS (Techniques d'Intervention Suge) et ENS (Ecole Nationale Sûreté)

L'UNSA-Cheminots s’inquiète de la tournure que prend parfois la formation TIS au sein de l’ENS. En effet, nous avons fait remonter à la Direction des pratiques non reconnues et non appropriées qui n’ont plus lieu d’être. Cette information avait déjà fait l’objet d’un débat en CFHSCT. Nous avons demandé à la Direction qu’un support de cours adapté soit rédigé et validé par les OS pour éviter tout dérapage.

Le directeur délégué SUGE s’est engagé à veiller à la bonne application de la formation TIS à l’ENS dans le cadre de pratiques adaptées en faisant faire un rappel sur le sujet.

Le taux d’encadrement

Le renforcement des effectifs de la SUGE a conduit notre délégation à s’interroger sur l’incidence du taux d’encadrement et à poser la question à la Direction. En effet, puisque le nombre d’agents augmente, nous considérons que le taux d’encadrement doit évoluer. La Direction nous informe que la création de l’EAR(Equipe Assistance Rapide) à Lyon, le renforcement de l’UNIR(Unité Nationale Intervention Rapide), la restructuration du PCNS (création d’un poste de cadre), la création de l’unité à Roissy  ainsi que la création des directions zonales (assemblage des DT(Direction Territoriale) SUGE et des structures zonales sûreté et nomination d’expert cuivre) devraient permettre de mettre en place des postes d’encadrement. L'UNSA-Cheminots a pris acte de ces déclarations et suivra ce dossier.

 Les réorganisations zonales

Pour rappel, il s’agit de fusionner les actuelles DT SUGE avec les actuelles structures zonales sûreté .La Direction nous informe que deux expérimentations sont en cours. L’une sur l’OUEST pilotée par Patrick LE SAINT actuel RRS de la région et l’autre sur le SUD EST pilotée par Nicolas DONNAT actuel directeur territorial SUGE. Ces expérimentations devront permettre d’intégrer ou non les actuels RRS dans les structures zonales et conduire à la mise en place de 11 directions zonales, 6 en province et 5 à Paris (actuelles DT SUGE). Un retour d’expérience sera mené et une présentation sera faite dans le cadre de la CPC SC (Commission Professionnelle Centrale Services Communs). L'UNSA-Cheminots a rappelé à la Direction qu’elle veillera à ca que cette nouvelle restructuration n’engendre pas de suppression d’emploi.

 La prime de travail

Pour mémoire, la Direction de l’entreprise a créé, sur demande d’une Organisation Syndicale représentative, un code prime spécifique SUGE (11) en intégrant une partie de l’indemnité de port d’arme dans la prime de travail, ce qui a eu pour conséquence, une diminution de l’indemnité de port d’arme et une augmentation équivalente de la prime de travail : résultat : opération blanche, aucun bénéfice pour l’agent SUGE sauf à voir son indemnité de port d’arme dévaluée. L'UNSA-Cheminots s’était alors insurgée contre ce procédé indigne.

Aujourd’hui, la SUGE doit bénéficier, au même titre que d’autres services du code prime 33. Le problème est que la direction doit rectifier le tir et compenser « son erreur » pour rétablir le bon taux (différence entre le 11 et le 33) sans que l’agent SUGE ne perde d’argent. L’affaire étant délicate, la direction doit programmer une intersyndicale prochainement pour parler du sujet (mi octobre).

 Le PCNS (Poste de Commande National Sûreté)

Au regard des nombreux dysfonctionnements relevés par nos collègues du PCNS ayant engendré bon nombre de questions DP, l'UNSA-Cheminots a proposé à la direction la création d’un groupe de travail chargé de faire un état des lieux de cette entité et apporter les réponses utiles. La direction a accepté notre proposition.

 L’UNT (Unité Nationale Trains)

Devant l’inquiétude des agents de l’UNT, l'UNSA-Cheminots a souhaité connaître le devenir de cette entité. La direction a formellement indiqué que cette structure, intégrée à l’UNIR, ne sera pas supprimée. Ces missions devraient  évoluer en fonction de la contractualisation avec les activités.

 
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