Pour prendre en compte l’accompagnement humain dans les questions de l’avenir du système ferroviaire, le CCE de la SNCF et le CE de RFF ont pris l’initiative d’organiser un colloque aux Docks de Paris le 10 janvier 2012.
Les salariés représentants du CCE SNCF et du CE RFF, réunis pour la première fois dans un débat riche en idées, invitent la collectivité à conduire un débat national qui puisse déboucher sur un consensus.
La réforme du système ferroviaire ne pourra être considérée comme achevée que si le rail est mis en capacité de pouvoir répondre aux besoins du pays. Rien ne sert d’opposer SNCF et RFF.
Les expériences récentes d’ouverture à la concurrence, tant chez nos voisins européens qu’en France même, montrent que cela ne constitue pas une réponse en soi.
L’UNSA-Transport a souligné la nécessité de bâtir un corps social homogène au bénéfice de TOUS les salariés de la branche ferroviaire.
Plutôt que de spéculer sur un mythe, l’espérance qu’un jour l’Etat pourra jouer le rôle stratégique qu’on attend de lui, l’UNSA-Transport revendique une phase de concertation sur le volet social afin de partager une vraie analyse juridique et technique où les vertus du statut du cheminot constitueraient la référence et non le repoussoir à éliminer.
Les enjeux de compétences aujourd’hui en péril, de continuité de service, de sécurité, de mobilité des salariés de la branche ferroviaire doivent être examinés au niveau de la commission mixte du statut et non au sein de l’UTP1. Aujourd’hui le statut est appliqué à plus de 150 000 salariés et la CCN2 à moins de 3000.
Alors pourquoi faudrait-il installer de la précarité ou du dumping social dans un système dont on attend des réponses essentielles à la compétitivité du pays tout entier ?








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