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Accueil Nos Actions Protection Sociale

La période n’est guère propice aux retraites et aux retraités. Ce constat est criant de vérité…Nous sommes tous concernés. Il ne se passe guère une semaine sans que le sujet ne soit abordé dans la presse, celle-ci relatant les modifications, amendements et remises en cause de nos acquis.

A la CPRP SNCF, dans le cadre du régime spécial, la situation est aigüe depuis plusieurs semaines. C’est quasi une situation de crise que vivent les administrateurs au quotidien. En effet, lors des dernières commissions de la CPRP SNCF, les administrateurs ont été informés de la problématique sans précédent que rencontre la caisse quant au paiement des pensions.

Le Crédit Agricole, partenaire financier de la CPRP SNCF, n’est plus en capacité de proposer la ligne de crédit nécessaire pour couvrir les besoins de financement des pensions, de l’ordre d’un milliard et cinq cent millions d’€. Cette somme correspond  au montant nécessaire pour payer les pensions du premier trimestre 2012.

Il faut savoir que la réglementation propre au régime prévoit que les pensions sont payables trimestriellement d’avance, à savoir le 1er jour de chaque trimestre pour les 2eme, 3eme et 4eme trimestres et le dernier jour ouvré de décembre de l’année A-1 pour le 1er trimestre de l’année A.

Cette disposition est remise en question par la caisse sous couvert de la crise financière. Le motif serait que les banques ne veulent plus porter à leur bilan comptable une sortie d’argent de l’ordre d’1,5 milliards d'€. Ces nouvelles pratiques font suite à la mise en œuvre de la réforme ‘’Bâle III ‘’ ce concept vertueux auquel sont soumis les organismes bancaires.


Les rencontres s’enchainent au fil des jours. Chacune nous apporte son lot de vérités et d’informations, nos interlocuteurs nous relatant exactement le contraire de ce qui avait été dit quelques heures auparavant. Qui croire ? La caisse ou les pouvoirs publics ?


Face à cette situation, la Caisse nous a fait part de plusieurs hypothèses afin de gérer au mieux la situation.

  • Première solution : Laisser les choses en l’état sans modifications des règles actuelles ; Pour la CPRP SNCF, cela n’est pas concevable car elle n’a pas le financement nécessaire.
  • Deuxième solution : Le dossier de la mensualisation est sur la table mais les pouvoirs publics restent, pour l’heure, axés sur les termes de la loi de novembre 2010 qui laissent le choix aux pensionnés entre le versement mensuel ou au trimestre.
  • Troisième solution : Fractionnement du paiement des pensions. Sur la base du calcul trimestriel, les pensions du 1er trimestre seraient versées au 2 janvier, 2 février, 2 mars. Les droits des veuves seraient maintenus contrairement à la solution de la mensualisation pure.
  • Quatrième solution : Un aménagement du fractionnement du paiement des pensions qui consisterait en un premier paiement d’environ 1/3 du montant de la pension trimestrielle le 30 décembre suivi d’un deuxième paiement le 8 janvier des 2/3 restants sous couvert de textes de cadrage – décret ou lettre ministérielle.

Le sujet est grave puisqu’il tente de rogner une fois de plus notre régime spécial. Tant sur la forme employée que sur le fond de la problématique l’UNSA-Cheminots ne peut pas rester sans voix. Et puis, ce sujet sensible permet à la CPRP SNCF de faire le forcing pour imposer la mensualisation des pensions.

Pour l’UNSA-Cheminots, la finalité est bien le versement des pensions en temps et en heure sans remettre en cause les textes législatifs qui nous concernent. Nous sommes opposé à toute forme de mensualisation des pensions, y compris contre toute mesure imposée impactant le périmètre des pensionnés. La caisse a une obligation, celle de payer les pensions et ne doit pas faire payer aux anciens les conséquences de l’autonomie de la caisse.

 

 

Une hirondelle ne fait vraiment pas le printemps



Il suffit d'ouvrir les yeux et de regarder l'état dans lequel se trouve le monde, pour admettre que quelque chose ne va plus. Les drames se succèdent depuis le début de l'année et remplissent la une des quotidiens et des revues. La diversité des malheurs à l'état pur et plus que jamais le proverbe de Voltaire ''Le malheur des uns fait bien le bonheur des autres'' n'ont jamais eu autant de sens.

L'UNSA-Cheminots pourrait continuer de brosser le tableau bien sombre de tous ces pays engagés dans une inconnue mutation. Les séismes politiques en cours auront des conséquences qu'aucun spécialiste ne peut entrevoir. La crise européenne n'occupe plus les devants de la scène et la situation sociale française n'a rien à déclarer. Passionnante perspective.

Le propos de cet édito ne pouvait pas occulter ces souffrances aux portes de l'Europe qui pèsent d'une façon prégnante, mais voilée, sur notre quotidien. Justement, de ce dernier, il a été beaucoup question lors de ce Conseil d'Administration de la CPRPSNCF. La situation des ex-apprentis a une nouvelle fois été évoquée sans que pour autant une issue rapide ne semble se dégager sur cette situation crispante totalement incompréhensible de tous. Il en a été de même pour l’arlésienne de la pénibilité.

La revalorisation des pensions de nos retraités a aussi amené un éclairage sur l'état d'esprit et de posture, de la Direction de la SNCF.

Et puis plus globalement, c'est le pouvoir d'achat de tous les bénéficiaires de notre régime spécial qui a été évoqué. Il y a urgence pour tous les salariés à se mobiliser autour de cette question et à bien comprendre les conséquences des mécanismes d’augmentation des revenus qui nous sont proposés. Ces derniers dépassent largement le cadre de la seule rémunération individuelle puisqu'ils impactent toute la solidarité nationale. Les régimes de retraite et de prévoyance sont aujourd'hui clairement fragilisés avant d'être demain menacés.

Paradoxalement, le régime de prévoyance de la CPRP SNCF, affiche en 2010 un excédent de 97 M€ portant l'ensemble des réserves financières de la prévoyance du régime spécial à 452 M€ !

Une hirondelle est passée par là …

Dans ce contexte de « bas de laine », l’UNSA-Cheminots a souhaité faire des propositions en matière d’amélioration des prestations de prévoyance, dans le cadre de l’action d’entreprise « Plus saine la vie » ou autre piste, sur le champ de la dépendance.

Mais sur ces propositions, pas de réponse ! Nos interlocuteurs ont fait la sourde oreille.

Voilà ! Nous sommes au cœur des débats qui ont eu lieu lors de ce CA de rentrée de crise, post énième réforme des retraites.

L'atmosphère était lourde, très lourde.

 


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Suite à la loi de novembre 2010


L’UNSA considère que la mesure principale de la réforme de 2010 qui est le recul de l’âge d’ouverture des droits à la retraite ne résoudra aucunement les financements de cette dernière. Si une réforme était nécessaire, celle-ci est profondément injuste, touchant essentiellement les agents percevant les plus basses pensions et les agents ayant des carrières incomplètes.


En outre, cette réforme menée au pas de charge, sans réelle concertation n’apporte aucune réponse à la problématique du chômage et en particulier celui des jeunes. Penser le contraire serait un leurre.


L’UNSA ne peut accepter la baisse du pouvoir d’achat des cheminots. Quant à la mesure relative aux conditions d’obtention du minimum de pension, elle est totalement inacceptable, incorrecte et source de misère.

 


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