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Suite à la loi de novembre 2010.


La loi du 9 novembre 2010 porte un nouveau coup à l’ensemble des régimes des retraites en France. Tous les actifs sont concernés, salariés du privé ou de la fonction publique, agents relevant des régimes spéciaux.

Pendant toute la période qui a précédée la parution de la loi, le gouvernement a orchestré une parodie de dialogue social, considérant qu’une rencontre valait concertation.

En outre, malgré les nouvelles mesures, la problématique retraite est loin d’être résolue ; ne faudra t’il pas sous peu remettre l’ouvrage sur la table car ni les financements, ni la pérennité du système ne sont acquis. De plus, cerise sur le gâteau, le gouvernement français nous a concocté les mesures les plus rudes en Europe, avec des mesures d’âge et de durée d’activité sans aucune comparaison avec nos voisins.

Les  conseils d’administration des différentes caisses de Sécurité Sociale des régimes spéciaux, dont la CPRPSNCF, ont été saisis dans la précipitation afin de se prononcer sur la transposition de la loi du 9 novembre, en décret relatif à leur régime spécial. Malgré le vote négatif de l’ensemble des administrateurs salariés et retraités, le décret a été adopté.

Lorsque l’on fait le bilan de l’ensemble du processus en partant du début d’une parodie de concertation, jusqu’au mode d’adoption de notre décret, nous ne pouvons que nous interroger sur la qualité de la démocratie sociale dans laquelle nous vivons aujourd’hui.

La volonté des pouvoirs publics est d’aligner les régimes spéciaux sur la fonction publique et dans le même temps de rapprocher les mesures concernant la fonction publique à celles du régime général.

Le  décret relatif au régime spécial des agents du cadre permanent de la SNCF  prévoit, à partir de 2017 - date de la fin de l’application de la réforme des régimes spéciaux votée en 2008 - un recul progressif de deux ans de tous les curseurs d’âge et de durée d’activité.

L’UNSA considère que la mesure principale de la réforme de 2010 qui est le recul de l’âge d’ouverture des droits à la retraite ne résoudra aucunement les financements de cette dernière. Si une réforme était nécessaire, celle-ci est profondément injuste, touchant essentiellement les agents percevant les plus basses pensions et les agents ayant des carrières incomplètes.

En outre, cette réforme menée au pas de charge, sans réelle concertation n’apporte aucune réponse à la problématique du chômage et en particulier celui des jeunes. Penser le contraire serait un leurre.

L’UNSA ne peut accepter la baisse du pouvoir d’achat des cheminots. Quant à la mesure relative aux conditions d’obtention du minimum de pension, elle est totalement inacceptable, incorrecte et source de misère.

 

 

Une loi envers et contre tous


Notre détermination a été sans faille, notre mobilisation forte ! A tous les instants de ce conflit, nous avons fait entendre nos voix !

Le gouvernement est resté stoïque.


Il ne nous a répondu que par la force publique, délaissant la démocratie et le dialogue social.

C'EST CONSTERNANT !

 Nous devons nous mobiliser !


Nous devons leur prouver que le vote de la loi n'a pas entamé nos convictions ! Après des mois, 71% de la population soutient toujours le conflit !


Le Samedi 6 Novembre 2010


Offrons une réponse spéctaculaire au gouvernement et au patronat !


Affirmons notre détermination !

 

Pour l'intérêt collectif avec l'UNSA-Cheminots

continuons dans l'unité syndicale.

 

Le gouvernement a épinglé nos régimes spéciaux :

En remettant en cause le minimum de pension : un grand nombre de retraités se rapproche ainsi du seuil de pauvreté, faute d’avoir effectué une carrière complète en cotisant 42 ans.

En obligeant le cheminot à repenser son déroulement de carrière.

En repoussant ENCORE l'âge pivot de départ sans décote.

 

C'est inadmissible !

 

Les dirigeants ont touché la démocratie et coulé le dialogue social. Ils nous ont poussés vers une sixième journée de manifestation le mardi 19 octobre 2010 !

Notre action a été encore une franche réussite, la mobilisation a été forte !

En « bon » élève la SNCF a suivi la route tracée par le gouvernement refusant tout dialogue avec les Organisations Syndicales sous prétexte de ne pouvoir répondre aux revendications, les cartes étant aux mains du gouvernement.

Il faut pourtant que la direction s'affaire à la tâche !

N'ayons pas peur des mots, nous sommes en face de la plus catastrophique régression sociale depuis des décennies.

 

 

L’UNSA-CHEMINOTS APPELLE A LA POURSUITE

ET L’AMPLIFICATION  DU MOUVEMENT

DANS L’UNITE SYNDICALE

 

La sixième journée de manifestations, ce mardi 19 octobre 2010,  a encore été une réussite par une mobilisation massive dans les rues de centaines de villes.

Le Président de la République semble rester inflexible dans sa volonté de passer la réforme contre l’avis d’une majorité du peuple français, le tout sans négociations avec les partenaires sociaux.

Alors que d’autres solutions de financement sont possibles, ce projet de réforme peut être qualifié de : « plus grosse régression sociale depuis des décennies ».

Cette réforme ultra libérale entrainera, pour ceux qui le pourront, le développement des retraites complémentaires par capitalisation. Cette réforme favorisera l’éclosion des fonds de pension tels qu’ils se sont développés aux Etats Unis.

A noter également, alors qu’aucune pénurie ne menace, selon le Ministère des transports, le Président de la République annonce depuis Deauville qu’il allait :

- « prendre des mesures contre les blocages pour garantir l'ordre ».

- « débloquer un certain nombre de situations (…) parce qu'il y a des gens qui veulent travailler et qui ne doivent pas être privés d'essence»

Voilà au moins un aveu, preuve que quelque chose se passe dans notre pays et que les mouvements sociaux ne passent pas totalement inaperçu !


L’UNSA-Cheminots reste dans l’action unitaire et appelle à poursuivre et amplifier le mouvement contre le projet de réforme des retraites.

 

POUR L'UNSA-CHEMINOTS,  LA REFORME EST INJUSTE

  
CE QU'IL FAUT SAVOIR

Le taux de cotisation salariale fixé actuellement à 7,85% est porté, sur une durée de 10 ans à partir de 2017, à 10,55% soit une augmentation annuelle de 0,27%.

  Le départ en retraite anticipé pour les parents de 3 enfants est supprimé à compter de 2017. Les personnes qui remplissent les conditions requises avant cette date conservent le droit à départ anticipé, mais les paramètres de calcul de la pension sont ceux de leur génération et non plus ceux de la date à laquelle les conditionssont remplies

  Le minimum de pension ne sera plus, à compter de 2017, attribué au terme de 25 ans de service, mais lorsque l’agent obtient le taux plein de pension ou lorsque l’agent n’a pas de décote  

 
SCANDALEUX ET INJUSTE

              85% des efforts sont demandés aux salariés.

 
Les entreprises, les hauts revenus, les revenus du capital sont 5 fois moins mis à contribution que les salariés.

 
Cette réforme, loin de répondre à l’enjeu de société qu’est celui de l’avenir des retraites, est brutale et porteuse de recul social pour la quasi-totalité des salariés du privé, du public et des régimes spéciaux.
 

 
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